Stops de Nathan Fake me donne envie de prendre une balle entre les mains. Une des ces petites balles rebondissantes rouge, avec lesquelles on a tous joué étant enfants.
Stops me donne envie de grandir et de rajeunir, grandir pour me balader dans Paris tel un enfant au milieu de ses playmobils, rajeunir pour pouvoir y jouer.
Cette balle je la ferais rebondir entre les tours de la Défense, je la ferais rouler sur les champs Elysées, je la jetterais du haut de la Tour Eiffel, je la ferais slalomer au milieu du XIème, je la ferais tourner place de la bastille, je la lâcherais dans le métro à Gare de Lyon, je la récupérerais à Nation. Cette balle je la lancerais, je lui courrais après, je la rattraperais, et je la relancerais, encore, jusqu'à ce que je sois essoufflé, au point de ne plus pouvoir respirer. J'irais de Bercy à place de l'Etoile, de Belleville à Montmartre. Sans ne jamais rien casser, en évitant tous les obstacles avec agilité. Les touristes me regarderaient avec curiosité, les parisiens d'un air habitué.
Nathan Fake arrive à me faire rêver, il arrive à me faire retrouver l'imaginaire d'un enfant de cinq ans. Faire de la plus belle ville du monde son terrain de jeux, quoi de plus merveilleux ?
A écouter :
- Nathan Fake - Stops

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire