samedi 8 septembre 2007

A Mongolian dream



Je suis seul devant cette feuille blanche, je regarde à travers ma fenêtre, j’observe cette gigantesque étendue emplie de béton. Je pense à toutes ces personnes, définitivement anonymes. Je pense à toutes ces vies, tellement différentes. Je pense à tous ces rêves. Je pense aux miens, de rêves.

Je rêve de m’évader, là, maintenant, loin, en Islande, au Chili, en Finlande, en Mongolie. Oui ça c’est parfait, je suis désormais officiellement amoureux de ce pays : la Mongolie.

Je me surprends moi-même, moi qui aime tant la ville, moi qui aime tant Paris, moi qui aime tant me perdre dans des quartiers qui me sont inconnuss, moi qui aime tant observer cette civilisation assis sur cet inusable fauteuil, moi qui aime tant être tous les soirs ébloui par le phare de la Tour Eiffel.

Et pourtant c’est bien moi qui rêve de m’allonger dans une gigantesque plaine verdoyante, perdue au fin fond de l’Asie. C’est bien moi qui rêve d’entendre le vent siffler dans mes oreilles et de sentir l’herbe me caresser le visage. C’est bien moi qui rêve d’air pur et d’immensité. C’est bien moi qui rêve de courir vers ce lac à l’horizon en sachant pertinemment que je ne l’atteindrai jamais C’est bien moi qui rêve de crier aussi fort que je le pourrai sans entendre rien d’autre que l’écho de ma propre voix.

C’est bien moi qui suis toujours devant cette feuille, désormais noircie, à écouter du Royksopp, parqué dans mon amas de béton, les yeux fixés sur la Tour Eiffel qui m’éblouit une fois de plus, une fois de trop.


A écouter :
  • Royksopp - What Else is There

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